Les trois survivants du Led Zep de la grande époque se retrouveront sur scène le 10 décembre à Londres en compagnie du fils de John Bonham, leur batteur d'alors, pour un set de deux heures qui promet d'être mémorable. Petite playlist de consolation pour tous ceux qui, comme moi, ne se sont pas rués assez vite sur Internet pour obtenir un billet...
Parfois, ce qui emporte la décision de l'achat d'un nouvel album de musique est assez inexplicable. Ainsi a-t-il suffit que Denis Ladegaillerie, p-dg du distributeur en ligne indépendant Believe, m'adresse ce matin un e-mail, pour me tenir au courant du lancement d'une opération "à la Radiohead" sur le dernier album de Barbara Hendricks, pour que je n'hésite pas à faire débiter mon compte Paypal.
Tout sentiment de victoire laisse parfois un arrière-goût d'amertume. Et c'est cette amertume qui m'envahit aujourd'hui. A propos de quelle victoire ? Celle que nous avons tous remportée face à l'industrie du phonogramme. N'importe qui peut aujourd'hui se procurer gratuitement sur Internet, même en évitant soigneusement les réseaux peer-to-peer, le dernier album de musique sorti sur le marché, parfois même avant sa sortie.
Ne nous voilons pas la face, le business de la musique ressemble par certains aspects à un vrai champ de ruines. Rien ne sera plus jamais comme avant. L'affaire Radiohead n'est qu'une des nombreuses répliques d'un séisme qui secoue toute l'industrie du phonogramme et dont l'épicentre se situe manifestement à Londres, une nouvelle fois.
Et un nouveau lot de sucreries californiennes, un...
C'est manifestement très tendance, aujourd'hui, de remplir les bacs de disques de nouveautés qui sont autant de ressucées dans le genre vieux rock des familles. Et le nouveau double album des Eagles, qui n'étaient pas rentrés en studio depuis 28 ans, n'échappe pas à la règle.
A l'heure où on épilogue sur les fans de Radiohead qui ont consenti à payer 4 à 5 £ en moyenne pour télécharger leur dernier album In Rainbow (un montant qui tend à être confirmé), bien qu'ils eurent pu l'obtenir gratuitement... voici que nait Spidart, une plateforme française qui permet aux artistes de s'exposer et au public d'investir dans leur prochain album.
A la suite de Radiohead, de nombreux artistes britanniques comme Jamiroquai, Oasis ou Madness, envisageraient de se passer d’intermédiaires pour distribuer leur prochain album sur Internet. Et semblent peu disposés à partager leurs autres sources de revenus avec les labels. Un sérieux accros dans la mise en œuvre de stratégies à 360°.
Expliquez à un américain que Manu Chao est français, il vous rira au nez. C’est pourtant vrai, même s’il vit la plupart du temps à Barcelone et vend des millions de disques à l’international. Ce qui ne l’empêche pas de rester un artiste authentique, ni d'être très détaché, critique et lucide à l’égard du business de la musique.
Radiohead fait un beau pied de nez à l'industrie du disque
A peine le groupe britannique Radiohead a-t-il annoncé que son prochain album, "In Rainbow", était disponible en téléchargement sur son site Web, au prix que ses fans seraient prêts à payer, que ces derniers se sont rués sur www.radiohead.com. Au point de faire tomber le serveur. Un scénario qui a de quoi inquiéter les maisons de disques...
Faut-il étendre la durée de protection des droits voisins sur les enregistrements ? (2)
Peut-on déterminer, de manière relativement rationnelle, en s'appuyant par exemple sur la théorie économique, quel est l'équilibre optimal à atteindre en matière de protection du copyright d'un côté, et de sauvegarde de l'intérêt général de l'autre ?
En particulier, peut-on estimer avec plus ou moins de certitude qu'il est souhaitable ou non, du point de vue de l'intérêt général, y compris celui de la création musicale, d'allonger la durée de protection des droits voisins exercés par les producteurs sur les enregistrements, aujourd'hui fixée à 50 ans ?
Faut-il étendre la durée de protection des droits voisins sur les enregistrements ? (1)
C'est une question qui va venir sur le tapis tôt ou tard. Et la réponse que nous y apporterons déterminera ce que sera la nouvelle frontière entre ce qui, en matière de musique, relève de la propriété intellectuelle ou du domaine public. Faut-il, oui ou non, comme le réclament aujourd'hui à corps et à cri les producteurs de phonogrammes et les artistes interprètes, étendre la durée de protection des droits voisins sur les enregistrements ?
Le 16 juillet prochain, tous les fans britanniques de Prince vont se ruer sur les kiosques à journaux pour acheter la dernière édition du Mail On Sunday, qui délivrera gratuitement son nouvel album, Planet Earth. Autre possibilité de se procurer gratuitement le nouvel album de Prince : acheter un billet pour l'un des 21 concerts que l'artiste prévoit de donner à Londres, à l'ex-Dôme du Millenium.
Le e-Jamming acquiert ses premières lettres de noblesse
Permettre à des musiciens répartis aux quatre coins du monde de jouer ensemble sur Internet, c’est ce que font les premières solutions de e-jamming. Mais la gestion des temps de latence inhérents à la transmission du son sur Internet reste encore très contraignante dans la pratique. Petit reportage virtuel...
Of Montreal, un cran au dessus des White Stripes et des Raconteurs
A ce stade de la « revisitation » forcée des sixties et des seventies que j'ai entamée sur ce blog, ce qui était pour moi un cas de force électorale majeure, certains d'entre vous doivent se demander ce qui, dans la production musicale contemporaine, est encore susceptible de m'émouvoir. Voici donc ma réponse, sans plus attendre. Mon dernier coup de coeur s'appelle Of Montreal.
C'est une entreprise assez périlleuse d’essayer de dresser, en quelques titres forcément très réducteurs, le portrait musical de l’ultra-prolifique Frank Zappa. Surtout lorsqu'on sait qu'il affiche une bonne soixantaine d’albums au compteur, si l’on considère ses nombreux disques live et posthumes. Mais c'est pour la bonne cause : rendre hommage à cette grande figure totémique de la musique contemporaine.
Encore un pavé que je prends un énorme plaisir à jeter dans la marre anti-soixante-huitarde de Sarko & Co... Voici dont quelques extraits des Lost Tapes of Paris, ces enregistrements de Jim Morrison réalisés à Los Angeles en 1969 et en 1971 à Paris, quinze jours à peine avant sa mort suspecte pour les derniers.
Je ne résiste pas à la tentation de vous faire partager quelques bootlegs de qualité dénichés sur Internet, des versions live de morceaux d'anthologie, 100 % pirates et qui circulent depuis longtemps sous le manteau. Comme ce Stairway To Heaven de Led Zeppelin, enregistré lors d'un concert donné en 1972 en Californie, ou cette version live de 11 mn de de Sultans of Swing, de Dire Straits, lors d'un concert qui eut lieu en 1985 à San Antonio, Texas.
Je continue mon entreprise de résistance culturelle au dénigrement unilatéral de mai 68, qui m'amène ces derniers temps à me replonger dans la musique des années soixante-dix, celle qui a bercé mon adolescence. C'est surtout à travers l'album Front Page News,
paru en 1977 et uniquement disponible en import aujourd'hui, que je
vous propose de redécouvrir le groupe Wishbone Ash, qui fut un des
fleurons du rock progressif.
Pour un coup d'essai, le premier album éponyme d'Aerosmith fut un véritable coup de maître, porteur qui plus est d'une perle rare avec Dream On, l'un des plus belles balades de l'histoire de la pop music aux côtés d'Angie, des Stones. Ce dont le public tardera à se rendre compte, puisque le titre ne rentrera dans les charts que trois ans plus tard, dans une version remixée, lors de la réédition de l'album, en 1976.
Il y a deux éléments fondamentaux dans la musique de Jethro Tull : la voix et la flûte de Ian Anderson, leader de ce groupe né sur la scène blues anglaise des années soixante, et qui va se transfigurer progressivement en figure incontournable du rock progressif, aux côtés de Yes ou encore de Procol Harum, avec un savant alliage de hard rock, de mélodies folk, de musique celtique et de classique.
Paul McCartney et Hillary Clinton jouent la carte YouTube
L'ex-Beatles et la candidate aux primaires démocrates pour la présidentielle américaine de 2008 ont choisi de s'appuyer sur la popularité de la plate-forme d'échange pour diffuser officiellement leur dernière vidéo.
Wilco, enfants terribles de la country alternative
Leur nouvel album, Sky Blue Sky, dont sont extraits les deux titres qui suivent, s'est classé quatrième au Top 200 de Billboard la semaine dernière aux Etats-Unis. Un signe que Wilco, enfant terrible de la country alternative, rejeté en 2002 par sa maison de disques pour avoir enregistré un opus, Yankee Hotel Foxtrot, qui relevait soit disant du pur suicide commercial, obtient enfin un minimum de reconnaissance ?
La vidéo de sa prestation live à Taratata est l'un des contenus qui génère le plus d'audience sur ce blog via des requêtes sur Google, c'est dire l'intérêt suscité sur le Web par John Butler, natif de Californie exilé très jeune sur les terres australiennes où naquit son père, qui nous gratifie d'un nouvel album incontournable, sous le titre de Grand National.
Imaginez une petite maison dans la prairie devant laquelle vous
vous arrêtez avec votre chariot, envouté par la voix cristaline qui
s'élève dans les airs et par cette guitare accrocheuse, à peine
électrique, presque anachronique dans ce paysage de far-west, où vit
seule, de chansons et d'eau fraîche, une petite fée un peu cow-boy, qui
s'appelle Feist, Leslie Feist, et sur laquelle vous craquez,
instantanément, definitely...
Paul McCartney sortira son prochain album sur internet
Memory Almost Full, le prochain album de McCartney, sera le premier opus solo de l'ex-Beatles à être proposé en streaming et en téléchargement sur internet et sur les mobiles.
Je sais pas pourquoi je m'étais complètement entiché de cette chanson de Status Quo, Caroline, sur laquelle je n'arrivais plus à mettre la main (et l'oreille), jusqu'à cette réédition salvatrice de l'album Hello que vient de sortir Universal (l'original date de 1973). C'était il y a presque trente ans, l'âge de mon premier flirt sur la
plage, à quatorze ans. Status Quo a bercé mon premier flirt, Queen mon
premier amour...
Twelve,
c'est avec un album de douze reprises que tatie Patti Smith remet le
couvert, avec quelques opus bien choisis des Stones, des Doors, de
Nirvana, et même de Tears For Fears, Gregg Allman ou encore Stevie
Wonder. Auntant de chansons qu'on réécoute avec beaucoup de plaisir et une oreille différente.
Plusieurs milliers d’artistes distribuent aujourd’hui leur musique
gratuitement sur Internet, sur des plateformes de musique libre qui
leur permettent de se faire connaître du public, sous le régime des
licences Creative Commons. Un phénomène qui prend de plus en plus
d’ampleur…
Spectacle vivant et musique enregistrée : une redistribution des cartes en perspective
“Il est vrai que le live est en bonne santé. Cela est dû au fait que
les gens écoutent de plus en plus de musique, légalement ou pas. Mais
il est vrai [aussi] que nous sommes privilégiés, car nous avons des
artistes majeurs, nous n’avons jamais d’année faible”. Ce n’est pas Jean-Claude Camus qui parle, probablement le plus connu
des promoteurs de concerts, mais Gilbert Coullier, le producteur de la
tournée éléphantesque de Michel Polnareff, en réponse à une question du
magazine Musique Info Hebdo sur la santé du spectacle vivant en France.
Tout le monde fait un plat des Klaxons,
un trio british qui se situerait à la croisée de la musique techno et
du rock, et qui est devenu en l'espace de quelques semaines la
coqueluche de la presse musicale anglaise. Pour ma part, je ne suis pas
vraiment convaincu par le minimalisme de leur musique et je leur
préfère de loin le combo belge Goose.
On marchait tous sur des charbons ardents... (spécial OTH)
Début des années 80, y a pas encore le Sida, on fume des pèts,
on fait l'amour, on bouffe des acides, on joue du rock, on s'explose
sur les ondes, qui viennent d'être libérées, on donne dans la démesure,
on dijoncte, on se défonce, on zone un max, en bandes de mecs et de
filles, on se la donne, on se la joue, on descend des Jeanlain à la
file, tous les soirs dans les bars musicaux, on alcoolise à donf, on se
tape un max de concerts,c'est cool mec, on s'éclate vraiment...
Mademoiselle K, K-rément rock, K-rément fille, et sans aucun complexe
Ce soir ou jamais sur France 3, il doit être minuit ou une
heure. Abd Al Malik, Prix Constantin 2006, vient de m'esbrouffer avec «
Les autres ». Et puis cette fille se met en place pour le Live du jour, toute seule avec sa gratte, Mademoiselle K, nous dit-on, tiens donc... J'accroche au premier riff et au premier son de sa voix.
Bikini Machine : un électro-rock vintage au second degré
Ils s'appèlent Bikini Machine et je n'aurais jamais cru qu'il
s'agissait d'un groupe français, originaire de Rennes pour être plus
précis, lorsque je les ai vu pour la première fois sur le plateau d'Esprits Libres, l'émission de Guillaume Durand, dont je suis un fidèle. C'est ce que me confirme Abramson, un anglais qui vit à Nïmes, sur son blog Sound Of The Suburb. Ils excellent dans un style revival pop-rock des sixties matiné de « fritures électroniques » et de second degré.
C’est avec un peu de retard à l’allumage mais très volontiers que je me
plie à l’exercice de vous souhaiter à tous une excellente année 2007,
100 % rock’n'roll. C’est avec un peu plus de retenue que je me livre à
un autre exercice : celui de me risquer à vous livrer quelques
prédictions que les reflets de ma boule de cristal peuvent rendre tout
à fait alléatoires. Mais puisqu’il s’agit d’exprimer des voeux…
fussent-ils pieux.
C'est avec Arno (et quelques filles) que je vous propose de commencer
cette année 2007. Je vous souhaite à tous qu'elle soit très bonne et
très heureuse, et surtout bien rock'n'roll. Pourquoi Arno ? A l'inspiration. Parce que je viens de tomber sur
lui en naviguant sur MySpace, parmi les amis d'un groupe de filles
français. Sur sa page, Whoop That Thing m'a emporté sur le
champ dans son ryhtme afro-rock, ses coeurs gospel et ses relans de TC
Matic (groupe d'Arno dans les années 80).
Ni les Red Hot, ni Madonna, ni Johnny, ni aucune autre vedette
nationale ou star internationale n’a réalisé une telle performance : se
classer invariablement parmi les dix ou douze meilleure ventes
hebdomadaires d’albums pendant de longs mois, voire plusieurs fois
numéro un, avec son deuxième opus, La femme Chocolat, sorti en novembre 2005.
La prochaine édition du Midemnet (qui aura lieu à Cannes les 21 et 22
janvier prochains) sera je l’espère un peu plus excitante que la
précédente, qui avait vu les ténors de l’industrie musicale afficher
quelque peu leur morgue (cf. Confessions d’un Midemnaute)
et avait peu anticipé, c’est le moins qu’on puisse dire, les évolutions
à venir, à savoir la montée en puissance de Youtube, des réseaux
sociaux et des UGC (User Generated Contents). La révolution du Web 2.0
est passée par là [...]
C'est un véritable hommage que les blogueurs MP3 ont rendu ces derniers jours à Syd Barrett, fondateur des Pink Floyd en 1965, avec lesquels il n'aura véritablement enregistré qu'un album, « Piper At The Gates of Dawn » (1967) - mais quel album ! -, qui fut le premier à introduire une nouvelle forme de rock progressif et planant dans la pop music. A l'occasion de sa disparition le 7 juillet dernier, Syd Barrett s'affiche comme l'artiste le plus "blogué" du moment sur l'agrégateur de blogs MP3 The Hype Machine, juste devant... les Pink Floyd.
A quoi pourrait bien ressembler un bon vidéopodcast musical, dans le genre petit programme à emporter et prêt à consommer sur son ordi ou son iPod vidéo, si possible de qualité, bien habillé, bien présenté, bien tourné, bien monté et bien réalisé… La réponse ? A Noisepod (teaser ci-contre), un des premiers podcasts vidéo français à étrenner le genre, dans un registre métal et hardcore, mais c’est pour la bonne cause.
My Yahoo, My Google, My Machin Truc, My Machin Chose... C'est la mode sur Internet ! Je me suis dit qu'avec un peu de chance, en farfouillant dans la base de YouTube, je pourrais bien me programmer une petite My MTV. Démonstration, avec un parti pris « seventies ». La prochaine fois, je visite les années 2000, c'est promis...
Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de rompre aujourd’hui avec les longs développements de mes précédentes notes - qui ont dû décourager certains lecteurs d’aller jusqu’au bout - et de ne pas parler de business ou d’industrie musicale mais tout simplement de musique. Parce qu’on finit par en oublier que ceux qui sont au coeur de tous les débats qui agitent aujourd’hui le landernau politique, en ces temps de transposition de la directive EUCD dans le droit français, ce sont les artistes eux mêmes, et que ce qui est véritablement en jeu, c’est leur avenir et celui de la création musicale.
C'est presque un petit cadeau d'anniversaire que je m'autorise. Près d'un an après le lancement de ce premier blog,
entièrement dédié à l'univers de la musique digitale, j'ai décidé
d'ouvrir mon premier musiblog, que j'ai baptisé "Rock Altitude".
Pourquoi l'avoir appelé ainsi
? Parce que ma culture musicale est plutôt rock, dans l'ensemble, et
notablement anglo-saxonne d'ailleurs, vous vous en apercevrez. Aussi,
parce qu'elle m'a souvent permis d'atteindre des sommets orgasmiques
(non, je ne livrerai aucun détail pornographique...). Et enfin, parce
qu'à la recherche d'un nom de domaine (rockaltitude.com, que je n'ai pas encore redirigé
vers ce site, mais ça ne saurait tarder), c'est à peu près tout ce que
j'ai trouvé en magasin.
Enfin bon, soyez les bienvenus sur Rock Altitude ! Je vous y ferai
partager mes passions et mes coups de coeur, au quotidien j'espère (en
tout cas je m'efforcerai de vous faire découvrir au moins un titre par
jour, à défaut de commentaire).
Live 8 : à vot’ bonn’ conscience, messieurs-dames…
L’agence de presse Reuters consacre une section spéciale
à la couverture du Live 8, série de concerts gratuits organisés sous
l’égide de Bob Geldof pour financer la lutte contre la pauvreté dans le
monde. Ils auront lieu ce week-end dans plusieurs grandes villes du
monde, comme Londres, Paris, Berlin, Rome ou Toronto, qui attendent
pour certaines au moins 130 000 spectateurs. AOL sponsorise
l’événement, aux côtés de Nokia, et a acheté les droits de diffusion
sur Internet. Pour les amateurs, rendez-vous sur Live 8 On AOL.
Mais les médias traditionnels ne sont pas en reste. NRJ et MTV
consacreront une partie de leur temps d’antenne aux concerts, qui
seront diffusés partiellement le 2 juillet par M6 : de 14h50 à 15h45
(depuis Londres) et de 17h40 à 20h45 (depuis l’esplanade de
Versailles). Nuit spéciale à partir de 23h30, avec les meilleurs
moments du Live 8. Ouf ! Les fondus de Smalville ne seront pas lésés…
Présent il y a une dizaine de jours dans l'émission Système Disque de Valli sur France Inter, Marc Ferry, responsable Musique d'AOL France, se mélangeait un petit peu les pédales en expliquant que les nombreux contenus musicaux aggrégés par AOL dans son espace AOL Music n'étaient accessibles qu'aux abonnés du fournisseur d'accès. "Parce qu'il est nécessaire d'avoir un accès haut débit", précisait-il. Sous-entendu, un accès haut débit chez AOL ? Peut-être en ce qui concerne l'accès aux contenus d'AOL Music France. Mais plus du tout pour ce qui est d'accéder à tous ceux d'AOLmusic.com. A l'exception notable du bouquet de radios par genres, certes, pour des questions de territorialité - mais les internautes américains ne souffrent pas de cette restriction.
En revanche, les sessions@AOL, interviews, extraits live et milliers de clips vidéo et de chansons listés dans les archives sont accessibles à tous, y compris depuis la France. C'est assez étonnant de la part d'AOL, dont les contenus constituaient jusque là la véritable valeur ajoutée de son offre d'accès à Internet et étaient réservés à ses seuls abonnés. AOL s'est bien gardé de communiquer sur cette subite ouverture au plus grand nombre de son espace AOL Music qui, soit dit en passant, constitue désormais aux Etats-Unis un passage obligé pour tout lancement d'un nouvel album ou d'un nouvel artiste sur le marché, au même titre que Launch.com, ou MTV.
C'est le début de la fin du mass-marketing, celui qui passe par MTV ou NRJ, et qui cherche à nous abrutir le plus possible avec de la musique pré-formatée, à faire qu'on soit le plus nombreux possible à acheter dans le délai le plus court possible le même disque insipide, après avoir fait le plein de yahourts et de kleenex et jeté le dernier torchon de Dan Brown dans son caddie. La faute à qui ? Au peer-to-peer, bien sûr, aux webradios, aux MP3 blogs, au podcasting et à tous les autres moyens que les vrais fans de musique assoiffés de découvertes utilisent pour remplir leur iPod avec autre chose que des chanteuses à voix ou les reprises de la Star'Ac. Et de plus en plus aussi, la faute à des sites de networking social comme MySpace.com, qui héberge déjà les pages de plusieurs milliers de groupes et que de plus en plus de labels et d'artistes élisent comme plateforme de lancement de leurs nouveaux albums. C'est là que la nouvelle scène américaine fait ses armes, dans ce lieu d'interaction directe entre fans et artistes. Dernier en date à opter pour ce canal de promotion : The Queen Of The Stone Age, dont le dernier album, "Lullabies To Paralyze", à paraître le 22 avril prochain, est en pré-écoute intégrale. Ca se passe où ? Ca se passe ici : http://www.myspace.com/queensofthestoneage
Vendre la musique à cinq centimes le titre - Cebit 2005 sans iPod Phone - Virgin s'incline face à Apple - Warner Music Group se fait incendier - iTunes pourrait se convertir à l'abonnement - Le groupe Stereophonics distribué sur Kazaa - BMG poste des résultats exceptionnels... Toute l'actualité de la semaine passée au peigne fin.
Un vétéran de l’industrie propose de vendre la musique à 5 centimes le titre
Sandy Pearlman, un ancien de l’industrie du disque qui fut producteur
du groupe The Blue Oyster Cult, des Dream Syndicate et des Clash, a
défendu la semaine dernière, au cours de la conférence Canadian Music
Week qui se déroulait à Toronto, l’idée de rendre accessible l’ensemble
du patrimoine musical mondial sur Internet via un moteur de recherche
comme Google ou un juke-box logiciel comme iTunes, au tarif de 5
centimes le titre. La croissance exponentielle du nombre de
téléchargements que susciterait une telle offre pourrait générer
plusieurs centaines de millions de dollars de revenus supplémentaires
pour les producteurs et les éditeurs de musique, a argumenté celui qui
est crédité de l’invention de l’expression “heavy metal”, alors qu’il
était critique de rock pour le magazine américain Crawdaddy dans les
années 60. Sandy Pearlman, qui a produit une quinzaine de disques d’or
et de platine dans sa carrière, préconise également d’imposer en
parallèle une taxe de 1% sur les accès Internet et sur les ventes
d’ordinateurs.
Cebit 2005 : Motorola a annulé à la dernière minute la présentation de son premier iPod Phone
Ce devait être un des événements phares du Cebit de Hanovre : la
présentation par Motorola du premier téléphone mobile intégrant le
logiciel iTunes d’Apple. Sauf que Motorola, qui avait déjà briefé la
presse une semaine auparavant, a fait machine arrière à la dernière
minute. On a d’abord pensé que cette décision trahissait les tensions
que suscitent l’arrivée du iPod Phone entre Motorola et les opérateurs
de téléphonie mobile. Ces derniers, qui considèrent la vente de musique
en téléchargement comme une nouvelle source de revenus, voient d’un
mauvais œil le numéro un du secteur sur Internet, en l’occurrence Apple
et son “music store", venir les concurrencer sur leur propre terrain.
Mais on apprenait quelques jours plus tard que cette annulation était
dûe à un différent avec Apple en matière de stratégie de communication.
Virgin dépose les armes face au iPod d’Apple
Virgin a renoncé à concurrencer Apple sur le marché des baladeurs
numériques. La compagnie de Richard Branson a décidé la semaine
dernière de fermer sa filiale Virgin Electronics, qui s’était récemment
recentrée sur la fabrication de ce type de périphériques. Cette
décision, qui ne devrait pas affecter la division Virgin Digital, en
charge du service de musique en ligne de la firme, témoigne des
difficultés que rencontrent la plupart des fabricants de baladeurs pour
se faire une place au soleil aux côtés d’Apple. Les seuls à constituer
une véritable menace pour les parts de marché du iPod sont les
fabricants coréens… et Sony, qui ose à peine rêver de devenir numéro
deux du marché en 2005.
Warner Music Group sous le feu des critiques
L’annonce d’une prochaine introduction en Bourse est la goutte d’eau
qui a fait déborder le vase. Analystes financiers et observateurs de
l’industrie s’en donnent à cœur joie. Warner Music Group essuie depuis
quelques jours le tir nourri des critiques les plus acerbes. Le montant
des salaires et bonus versés à ses cinq principaux dirigeants sur les
dix mois de son exercice clos le 30 septembre dernier, en particulier,
fait des gorges chaudes. Nombreux sont ceux qui considèrent que la
restructuration menée tambour battant depuis un an s’apparente plus à
une dilapidation des actifs de la maison de disques qu’à un simple
dégraissage. Dans ces conditions, l’avenir de la compagnie est pour le
moins compromis. Et le succès de son introduction en Bourse est loin
d’être garanti. “Thomas H. Lee Partners [le principal actionnaire, ndr]
n’est intéressé que par la possibilité de tirer le maximum d’argent de
cette opération. Il ne se soucie pas plus de musique qu’un chrétien
évangéliste se soucie de pornographie », écrit dans un de ses billets
au vitriol le journaliste américain Bob Lefsetz.
Il n’est pas exclu qu’Apple lance une service de musique sur abonnement
Apple aurait débauché Julia Miller, qui était responsable au niveau
mondial des ventes et du marketing du service de jeux en ligne sur
abonnement de Microsoft Xbox Live. Ce recrutement - Julia Miller aurait
rejoint Apple début mars - vient alimenter les digressions de nombreux
analystes sur les velléités d’Apple de lancer une version sur
abonnement d’ITunes Music Store, pour concurrencer des services comme
Rhapsody ou Napster. Selon les sources du site AppleInsider, à
l’origine de cette rumeur, Apple serait déterminé à lancer cette
formule sur abonnement avant la fin de l’année. Le principal obstacle,
pour la firme à la pomme, réside dans la nécessité de développer une
version de sa technologie de DRM Fairplay compatible non seulement avec
le modèle de l’abonnement mais aussi avec une offre portable de type
“Napster To Go”.
V2 va distribuer le prochain album de Stereophonics sur Kazaa
Le label anglais V2 va lancer le nouvel album du groupe Stereophonics,
“Langage. Sex. Violence. Other ?”, sur le réseau peer-to-peer Kazaa,
via le système de distribution sécurisé développé par la compagnie
Altnet. « De plus en plus, les artistes et les labels indépendants
comprennent l’intérêt d’utiliser le peer-to-peer comme canal de
distribution pour toucher des millions de fans », s’est félicité le
vice-président exécutif de Sharman Networks, Alan Morris. Les titres du
nouvel album seront vendus au prix de 0,99 dollars l’unité. L’album
pourra être téléchargé dans son intégralité pour 9,99 dollars. Le clip
du premier single, “Dakota”, sera proposé gratuitement en
téléchargement, à titre promotionnel, et un concours permettra aux
utilisateurs de Kazaa de gagner la version vinyle de l’album. Toute la
discographie du groupe, dont le précédent album “You Gotta Go There To
Come Back”, sera également disponible sur Kazaa.
Etude : Les ventes de baladeurs MP3 vont quadrupler d’ici 2009
Les ventes de baladeurs MP3 vont être multipliées par quatre d’ici
quatre ans, estime la firme iSupply dans une étude parue en début de
semaine. Elles devraient croître de 29% par an en moyenne sur la
période, et passer de 36,8 millions d’unités en 2004 à 132 millions
d’unités en 2009. La demande portera en priorité sur les baladeurs à
disque dur, indique iSupply. Cette croissance des ventes ralentira
cependant d’une année sur l’autre, explique le cabinet d’études. Alors
qu’elle a été de 116% en 2004, elle ne sera plus que de 57,7% en 2005.
Selon iSupply, les ventes de baladeurs à disque dur atteindront un
volume de 56,2 millions d’unités en 2005, contre 9,8 millions l’an
dernier. Elles représenteront 43% du marché, contre 27% en 2004.
Des résultats exceptionnels pour BMG en 2004
La maison de disques BMG, qui s’apprête à licencier plusieurs dizaines
de personnes en France pour cause de fusion avec Sony Music (168
suppressions de postes sont prévues au sein des deux majors
françaises), a réalisé un très bon exercice 2004. Son résultat
d’exploitation est en progression de 200%, à 162 millions d’euros,
malgré un chiffre d’affaires en baisse de 6%, à 2,5 milliards d’euros.
Bertelsmann comptabilise les résultats de BMG de janvier à juillet 2004
et la moitié de ceux de Sony BMG sur le reste de l’année. L’éditeur BMG
Publishing, qui reste l’entière propriété du groupe Bertelsmann (maison
mère de BMG) et a représenté 14,7% des revenus de sa division musique
en 2004, a réalisé le meilleur exercice fiscal de son histoire.
Snocap a signé des accords avec une multitude de labels indépendants
La compagnie de Shawn Fanning, Snocap, a annoncé la signature de
nouveaux accords de distribution avec plusieurs labels indépendants
américains. Un accord a également été signé avec IODA (Independent
Online Distribution Alliance), qui représente plus de 500 petits labels
indés et aggrège un catalogue de 75 000 titres. Snocap, qui a développé
un système de gestion des droits et de filtrage des contenus échangés
sur les réseaux P2P, compte déjà deux majors parmi ses partenaires :
Universal Music et Sony BMG. Des discussions sont en cours avec EMI,
qui n’ont pas encore abouti.
Forte croissance du marché des graveurs de DVD en perspective
Selon le cabinet d’études In-Stat, le marché des graveurs de DVD de
salon va progresser de 87% en 2005, après avoir doublé de taille en
2004. Les ventes de gros passeront de 9,6 millions d’unités en 2004 à
67,7 millions en 2009, estime-t-il. Trois fabricants ont déjà lancé des
graveurs de DVD Blu-ray sur le marché japonais. Les premiers graveurs
HD-DVD y apparaîtront dans le courant du second semestre. Les ventes de
lecteurs et de graveurs de ces DVD de nouvelle génération, hors
consoles de jeux vidéo, devraient atteindre 4 millions d’unités en
2008, estime In-Stat dans son étude.
Le marché américain des sonneries pour mobiles prend son envol
Dans son rapport “Wireless Market Forecast, 2004 to 2009”, Jupiter
Research estime que le marché américain des sonneries pour mobiles a
représenté une chiffre d’affaires de 91 millions de dollars en 2003 et
a plus que doublé en 2004, à 207 millions de dollars. Il atteindra 724
millions de dollars en 2009, estime le cabinet d’études. Un autre
cabinet d’études spécialisé, Comsect, a évalué quant à lui le marché
américain des sonneries à 300 millions de dollars en 2004 et prévoit
qu’il sera de 500 millions de dollars en 2005. IDC, de son côté,
projette qu’il atteindra 1,4 milliard de dollars en 2009.
Ventes de disques toujours en baisse aux Etats-Unis
Depuis le premier janvier, les ventes de disques de détail sont en
baisse de 11 % en volume aux Etats-Unis par rapport à l’an dernier,
selon les relevés de l’organisme Soundscan, avec 111,6 millions
d’unités vendues, contre 122 millions en 2004 sur la même période.
Musique et jeux vidéo font très bon ménage
Les amateurs de jeux vidéo sont aussi de gros consommateurs de musique,
indique une étude publiée par IDC. Sur un panel de 6000 joueurs, ils
sont 35 % à déclarer posséder de 100 à 299 CD et 16 % à en posséder
entre 200 et 499. Mais les chanteurs pour midinettes ne sont pas à la
fête. 95 % de ceux qui ont répondu spontanément à cette enquête menée
sur le Web sont de sexe masculin. A quand la parité sur les consoles ?