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31/05/2005

L'Europe confisquée

Après une discussion passionnée au sujet du référendum sur la constitution européenne, il y a quelques semaines, un ami a conclu que mon discours en faveur du oui relevait de la foi et que le sien, très critique sur le fond, incarnait celui de la raison. Il venait de me retracer 50 ans de construction européenne en soulignant combien elle avait été technocratique, et à quel point elle avait été confisquée aux peuples d'Europe par leurs élites dirigeantes. Je partage complètement cette vision des choses. Je n'en persiste pas moins à penser que nous avons manqué dimanche l'occasion de favoriser la naissance d'une Europe politique, dont le citoyen se serait senti plus maître et qui aurait primé sur l'Europe économique que nous fustigeons tant. Mais nous avons choisi de bouder cette opportunité historique et de consacrer pour longtemps le règne d'une Europe purement économique, que nous jugeons trop libérale et dont nous souhaitions justement corriger les dérives. Maintenant que nous nous sommes retranchés dans notre petit village gaulois, c'est mal parti. Je ne pense pas que ce soit là une victoire de la raison. A droite comme à gauche, le non signe plutôt celle des illusionistes de la refondation sociale de la France, sur l'autel de laquelle ils viennent de sacrifier son ambition européenne.

Je respecte le choix de tous ceux qui ont voté non. Je suis même solidaire de leurs craintes, de leurs difficultés sociales et de leur désir de changement. Je dirais même mieux, je les partage, au propre comme au figuré, au même titre que leurs désillusions à l'égard de la politique à courte vue menée en France depuis trente ans. Mais j'estime qu'on nous a vendu du vent pendant cette campagne et qu'on nous a trompés. Une nouvelle fois, le débat européen vient d'être confisqué au peuple français par les élites politiques, qui l'ont ramené à un combat de coqs nationaux. Qui nous parle encore aujourd'hui de mobiliser les forces de gauche européennes pour renégocier un nouveau texte constitutionnel moins libéral, ce qu'appelaient encore de leurs voeux stériles les leaders politiques du non à la veille du scrutin ? Qui parle encore de réunir des assemblées constituantes et de rédiger une constitution faite pour les peuples et par les peuples d'Europe ? Plus personne bien sûr, car il ne s'agissait que d'une gageure. A l'heure qu'il est, la gauche européenne se trouve majoritairement désemparée par le non français, en Espagne, en Allemagne ou ailleurs. D'autant plus qu'au lendemain de cette “victoire”, plus personne en France ne se soucie d'Europe.Tout au plus concède-t-on que le processus de ratification doit se poursuivre. Mais nous avons dit non, et au fond de nous-même, nous considérons déjà que c'est l'Europe entière qui a dit non. Quelle belle leçon de démocratie... Pour la deuxième fois dans l'histoire de la construction européenne, après l'échec de la Communauté européenne de défense en 1951, la France enterre une grande idée qu'elle a elle-même portée. Depuis dimanche soir, tous les scénarios de l'après non que dresse la classe politique sont nationaux. Tel était d'ailleurs, en définitive, le véritable enjeu de la campagne du référendum, purement national, et c'est bien ce qui me désole.

Je ne vais pas m'amuser à distribuer les bons et les mauvais points, à droite comme à gauche. Les responsabilités sont nettement partagées de mon point de vue, y compris par les tenants du oui, qui n'ont pas su placer le débat à la hauteur des enjeux. Et elles pèseront lourdement sur les épaules de nos responsables politiques, de quelque bord qu'ils soient, qui ont laissé la France s'enfoncer dans une grave crise sociale et de régime, et ont confisqué un scrutin européen pour régler leurs comptes d'apothicaires, après s'être montrés tous plus impuissants les uns que les autres, depuis des lustres, face au maux dont souffrent les français. Pour toutes ces mauvaises raisons, nous venons d'ajourner, et pour longtemps, le premier grand projet politique dont était porteur le XXIième siècle. C'est avoir eu peu d'égard pour tous les espoirs que pouvaient mettre nos concitoyens européens dans cette constitution. C'est avoir eu peu d'égard également pour l'espérance de tous les peuples du monde qui attendent de l'Europe qu'elle les éclaire de ses lumières. C'est ce que retiendra l'histoire, et c'est ce qui me déçoit le plus profondément.

mai 31, 2005 in Hors sujet | Permalink

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Commentaires

Bonjour,

Merci pour ces lignes, je partage votre déception. J'espère comme vous que l'on saura mettre les tenants du non devant leurs contradictions: ils nous avaient promis un plan B, quel est-il ? Et que vont-ils faire pour y arriver ? Nous ne voyons en effet aucun volontarisme pro-européen tel qu'ils le clamaient. Le non de gauche se lave les mains dans cette victoire "pure".
J'espère également que le PS saura rebondir sans donner les clés de cette "victoire" à ceux qui ont bafoué leurs propres militants. La "désobéissance citoyenne" a bon dos.
Je pense malheureusement que concernant l'Europe, nous ayions perdu 10 ans. D'atternoiements, d'échecs, d'un renouveau de cette volonté politique.
Il sera sûrement difficile de passer cette période, maintenant que néo-libéraux et néo-conservateurs sont sûrs de l'avoir emporté. Mais à mon sens, cela vaut le coup de ne pas baisser les bras !

Rédigé par : Danielle | 2 juin 2005 14:49:17

Sur la « parole confisquée »…
(prolongation à l'idée d'Europe confisquée…)

Un blog est-il un simple support de courrier (version nouvelle du stylo + papier?), et ainsi un lieu de conversation privée ? Est-il, au contraire un support de cette confusion « malheureuse » que décrit Hannah Arendt entre « sphère privée » et « sphère publique » qui fait justement que nous ne percevons plus très bien où se situent l'une et l'autre ? L'exemple du blog d'Alain Juppé invite à poser cette question, également sous le sens d'une accélération de ce processus de confusion à travers les technologies dites de « l'information et de la communication ». Peut-être devrait-on les nommer « technologies de la consommation d'information »?

Bien sûr, nous sommes là dans un très vaste débat – et son étendue se double d'une certaine complexité. N'oublions cependant pas qu'il est en arrière-plan, tout en considérant que l'intention est bien ici celle d'un courrier personnel, d'une conversation privée. Je revendique, ici, une parole non « médiatique », strictement personnelle, non officielle… Mais, ceci faisant, je crois qu'il ne faut pas confondre conversation (cf. ce que nous dit Kant du jugement de goût), échange et réflexion, avec cette illusion de transparence (produit des médias) qui fait croire que dire « non » s'apparente à « l'acte de résistance » par excellence et plus généralement que les «mots » nomment les « choses ». Sans doute ne méditons-nous pas assez (il s'agit bien pour lui de méditation) cette belle expression de Wittgenstein lorsqu'il dit « Ce que l'on ne peut dire, il faut le taire »… lorsque nous commençons à parler. Nous ne pensons pas si souvent non plus à ce que nous dit Spinoza, à savoir que « le concept de chien n'aboie pas ».

Le triomphe des « NIMBY » ?
Nous connaissons apparemment aujourd'hui toutes les bonnes « raisons » qui ont fait le vote du 29 mai. Les hommes politiques, les médias, sont venus les « reconnaître », une fois constaté le résultat; Peut-être les « reconnaître » signifie-t'il qu'elles avaient été laissées volontairement de côté ? Tu remarqueras que nous les avions énoncées dans notre conversation à quelques jours de l'événement. Le problème est que leur reconnaissance – d'autant plus aisée qu'elles relèvent pour beaucoup d'une assez banale évidence – masque peut-être d'autres raisons plus profondes. Je me permets de te dire, entre parenthèses, que je ne pense pas avoir voulu cerner une opposition entre « raison » du non, et « foi » du oui. Elle s'interprète certes dans un contexte – celui de ta propre démarche – mais paradoxalement pas dans l'évolution de la dynamique européenne – où le thème de la foi dans les grands idéaux semble s'effacer devant la raison plus froide d'une efficacité, d'un pragmatisme sans illusion. Au fond, pour moi, la carence d'un discours sur l'Europe est l'expression d'un manque de passion, de prise de risque et, d'une certaine manière, d'Esprit des Lumières. Et, sous réserve d'un approfondissement de ma réflexion, d'un triomphe de la pratique technocratique – quelque chose comme une non-éducation dictée par l'obsession de l'efficacité ?

Quelles seraient ces raisons plus profondes, que nous ne devinerions probablement qu'à demi ou pour une très faible part ? A l'évidence, plutôt qu'un « concept », un « contexte »… celui d'une généralisation de « l'avoir » contre « l'être » et, dit plus prosaïquement, d'une primauté de la relation aux choses sur la relation entre les hommes. C'est bien une mutation de société, dont la digestion est particulièrement difficile. Je veux dire qu'elle nous demande une observation rigoureuse – qui devient précisément impossible puisqu'il semble plus facile de s'en passer. Avec toute la réserve qu'il faut avoir vis-à-vis des métaphores (il faut remarquer comment la « poésie » est appréciée sous les régimes politiques dictatoriaux, tout comme les remarques dites “de bon sens”), je me dis que nous sommes « à l'école buissonière » de la démocratie représentative. Je me dis aussi que nous avons tendance à oublier cette différence clé entre la logique de la consommation et l'espérance de la liberté : la première donne l'illusion du choix dans un champ de possibles; la seconde nous rappelle que le possible n'est pas sans l'impossible. Cette substitution n'est aussi possible que parce que nous mélangeons la dynamique de la culture (propre de l'homme pensant, de son éducation, de son combat avec lui-même) et la statique du produit (aux qualités achevées).

Me souvenant des lectures de Nietzsche, Ortega Y Gasset, Hannah Arendt, ou encore de Jacques Ellul ou Karl Marx (qui saisit bien où il y point de contradiction dans sa théorie de la philosophie en action) je constate aussi que la « tendance » n'est pas actuelle. La question est alors de savoir pourquoi l'élite politique n'en tient pas compte, si ce n'est pour l'exploiter peut-être cyniquement (elle est aussi de savoir ce que ferait aujourd'hui un De Gaulle, redevenu soit dit en passant, un modèle de référence de l'appareil politique socialisant !).

Bref, il me semble possible d'utiliser l'expression (attention, tout de même, elle semble forgée par quelque journalistique en quête d'heureuse formule) « Nimby » pour qualifier ce mouvement. Le « Not In My Back Yard » est un mélange de revendication extrême de la liberté de consommer et d'obsession de la protection vis-à-vis des autres. Bien sûr, il y a un contexte historique français de trente années apparemment étranger au phénomène, et un contexte plus récent qui explique sûrement, pour une bonne part, le vote du 29 mai. Je reste persuadé que nous n'en avons néanmoins pas fini avec ce phénomène dont nous pouvons parier que, dans un premier temps, il signifie la fin de la démocratie représentative (nécessairement éduquée pour les Lumières) et, dans un second temps, la soumission à un pouvoir autoritaire d'essence plus mafieuse que constitutionnellement politique.

La grande illusion de la « transparence » ?
L'un des maîtres-mots de la grande farandole pseudo-révolutionnaire (il y a toujours de la Fête dans la révolution, preuve encore la soirée du 29 mai) de Mai 1968 fut que « la parole avait été confisquée » (il faut lire à ce propos les remarquables ouvrages du Père de Certeau; mais il faut aussi les lire avec intelligence). Est-ce l'héritage « Léniniste » (c'est-à-dire vu du côté du pouvoir) plutôt que Marxiste (c'est-à-dire vu du côté d'un penseur de la dialectique) ? Toujours est-il que l'expression met à jour deux belles illusions : celle de la transparence des mots aux choses (les textes staliniens sont une belle leçon d'une telle supercherie, où le vocabulaire le plus abstrait est utilisé sous l'étendard de l'homme concret); celle d'une démocratie fondée sur la sensibilité de l'être ensemble (masquée sous l'appelation de conscience révolutionnaire). Je ne veux pas dire qu'il n'y ait pas eu des avancées historiques (au sens de l'histoire d'une société) dans l'événement, ne serait que parce que le conservatisme social le plus étroit raisonne au fond dans les mêmes termes (le mythe de l'homme concret existe chez de Maistre et Bonald, grands théoriciens contre-révolutionnaires et ardents défenseurs de la sensibilité à ce qui est contre le risque intellectuel de penser ce qui pourrait être).

Près de quarante ans après, cependant, la même antienne revient : la parole serait toujours confisquée (c'est l'un des arguments du Non après avoir été celui des contestataires du vote du 21 avril 2001). Mais par qui est-elle donc confisquée ? Et que veut dire « confiscation » en l'état ? Commençons par la deuxième question. Il me semble que l'on a confondu, à l'époque dont je parle, l'état social de la parole (oui, les pauvres gens n'ont guère eu le droit de parler, pour une question autant de représentation que de maîtrise technique) avec son état technique si l'on peut dire. L'un des grands thésards de la théorie de la parole confisquée est le sociologue Pierre Bourdieu. Le problème est cependant que la lecture de ses thèses renvoie précisément à la technique de la parole ou, du moins, du discours. Pour dire les choses assez cruement, on ne lit pas Bourdieu avec de la sensation…200 mots de vocabulaire, une syntaxe réduite a minima, une méconnaissance de l'argumentation etc.

Bref, l'effondrement de la croyance que le savoir nous libère du joug social – thèse du socialisme classique et humaniste… – laisse la place à un refus de l'expression argumentée, rationelle (mais d'ailleurs aussi littéraire et poétique), où si l'on veut à une fonctionnalité restreinte, telle que l'expriment la publicité, la communication… L'objectif devient l'efficacité. Et sans doute est-il paradoxal que les tenants d'un retour à la prise de parole dans ce nouveau contexte ne se soient pas rendus compte qu'ils se situent tout à fait dans la sphère du libéralisme économique – le moteur du monde est l'efficacité, l'intérêt convergent des intérêts sous l'effet d'une main invisible, immanente, informelle, non dicible et non discourante.

Quant à la première question, la réponse est peut-être du côté d'une analyse socio-technique du monde des médias et de la communication – probablement le nouveau berceau, après 1968, des révolutionnaires. S'il y a parole confisquée c'est aussi, à mon avis, de par la responsabilité des médias et d'une génération qui s'y est ancrée. On sent bien, parfois, qu'elle « mandarine » autanrt que les hommes politiques sur les plateaux de télévision, dans le multimedia (qui n'a pas sa petite chronique dans des supports variés, de nature différente ? qui ne se prive pas de se tutoyer sur les plateaux ?). Pourtant, elle a fait sien le refus de discours d'autorité, du droit à un certain silence, dévalorisant clairement la distance entre le champ de l'action – par essence politique – et le sens de son interprétation – a priori, celui de l'éducation. Si l'on fait fi de tendances lourdes (cf ce que dit Nietsche du journalisme) qui font que le sens devait évoluer vers le «fait divers» et la personnalisation et que l'ergonomie des médias devait conduire à l'alignement sur les fonctionnement du média dominant (la télévision, au moins encore pour un temps), cette distance disparue amène tout aussi inévitablement à contester ce mandarinat. Et, si l'on fait même fi des analyses faites sur la collusion entre mandarinat médiatique et mandarinat politique, il n'en demeure pas moins des faits troublants : l'incroyance en l'autorité du discours au moment où l'on ne cesse d'en produire plus (d'où des questions aussi bête que possible à la victime d'une catastrophe à qui l'on demande si elle se sent bien), et le resserrement de la perception de l'autorité sur la personne et non sur ce qu'elle dit (même s'il y a illusion sur le fait que ce qui est dit doive être fait!).

Sous cet éclairage, je conçois que tu aies pu parler de « crise de régime »…J'ajoute même qu'il est assez coquin de voir (a-tu vu le 100 minute pour convaincre sur l'après 29 mai), comment derrière cette idée assez communément partagée, ressurgit aussitôt la solution politique synonyme de maintien au pouvoir des mandarins en question (Strauss-Kahn assez remarquable dans l'exercice… Quant à Marie-George Buffet, la question est de savoir si elle reste dirigeante d'un parti ou si elle finira par se convaincre qu'elle n'est qu'un media de la demande sociale ? ).

Il n'y pas forcément besoin d'être populiste pour dresser un constat aussi dur. L'arrière-plan, ce n'est pas d'aimer untel ou untel, c'est d'avoir saisi que le mélange des sphères publique et privée a toutes les chances de conduire à ce type de remise en cause. S'il y a parole confisquée, c'est aussi parce que finalement, le droit à la parole est devenu « professionnel » (hommes politiques, journalistes, universitaires qui vivent effectivement des revenus de ce droit).

Lorsque j'écris ces lignes, je ne peux pourtant m'empêcher de penser que les hommes en charge du pouvoir (et de tous les pouvoirs : judiciaire, médiatique, universitaire) sont, sinon plus intelligents que moi… du moins autant au fait que moi de cet état de choses. Je sais, toutefois, qu'il leur appartient d'être dans l'action collective (où je ne suis pas), dans une sphère du conflit (où je ne suis pas non plus) et, par là, dans un temps qui n'est pas celui de mes désirs…Reste ce point suspendu : sont-ils où ne sont-ils pas cyniques ? – c'est-à-dire intentionnellement oublieux de leur reponsabilité collective.

Les diagnostics de la « crise »…
Dans son magnifique texte sur la « Crise de la culture », Hanah Arendt émet l'idée que, lors d'une crise, c'est la panique qui s'impose d'abord à l'esprit de l'homme. Elle nous explique aussi, en fin de compte, qu'il y a toujours eu chez les contemporains d'une époque historique donnée, l'opinion qu'il y a « crise ».

Je ne sais pas si cela a quelque chose de rassurant…par exemple pour ce que nous venons de vivre par rapport à l'Europe. Et, au fond, nous entendons dire que le débat a été salutaire, pour la France comme pour l'Europe, et surtout pour la politique. De cela, je ne suis pas si sûr, pour les raisons que j'ai évoquées plus haut et, parce qu'au fond, comprendre la crise c'est accepter l'idée que la crise est nécessaire à l'ordre du monde, dussai-je avoir envie d'ordre.

En d'autres termes, et sous réserve de prolonger chaque point de ce débat…la question posée au démocrate est celle-ci : Faut-il accepter que la démocratie aille contre mes intérêts propres ? Et, quoique l'expérience de l'individu ne soit pas tranposable à celle du peuple auquel il appartient, la question posée aux Français (et est-ce affaire de passion ou plutôt de raison ?) serait alors : Faut-il accepter que l'Europe se fasse contre les seuls intérêts de la France ? Enfin, et plus important encore, la question posée au démocrate européen est : la question doit-elle être, fusse-t'elle contraire à mo, envie de certitude ?

Toulouse, le 10 juin 2005

Rédigé par : Pierre-Yves Monin | 10 juin 2005 15:04:37

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