In Memoriam of Jeffrey Lee Pierce
On fêtera bientôt le dixième anniversaire de sa mort, le 31 mars prochain. C'est une hémorragie cérébrale, probablement consécutive aux fortes absortions de drogues et d'alcool dont il fut coutumier tout au long de sa courte vie, qui l'a emporté à 37 ans.
Après une quête désespérée et longtemps restée vaine, je viens de retrouver un de ses deux albums solo sorti en 1985, Wildweed, qui a été réédité l'an dernier aux Etats-Unis. L'occasion pour moi de rendre un vibrant hommage à l'une des égéries de mes années les plus rock, alternatives et destroy.
Jeffrey Lee Pierce a traversé les eighties et mon ciel musical comme une comète. Il fut surtout connu comme chanteur et guitariste du Gun Club, un des groupes phares de la scène psychobilly américaine de l'époque (au côté des californiens de X ou des Cramps) qui fut l'objet d'un véritable culte, y compris de ce côté-ci de l'Atlantique.
Je me rappelle encore du succès incroyable de leur tournée française, en cette période bénie où des groupes alternatifs du cru comme OTH, Les Bérus, LSD (La Souris Déglinguée) ou les Hot Pants (une des premières formations de Manu Chao) remplissaient des salles de 1000 personnes.
Personnellement, je préférais les élucubrations en solo du new-yorkais Jeffrey Lee à la grosse artillerie psycho-punk du Gun Club. Je vous en propose un petit aperçu, tout heureux de constater qu'elles n'ont pas pris une ride.
Jeffrey Lee Pierce - Love & Desperation
Jeffrey Lee Pierce - Sex Killer
Jeffrey Lee Pierce - Cleopatra Dreams On
Jeffrey Lee Pierce - From Temptation To You


Tu as certainement le même âge que moi.
Je me souviens du concert déjanté du gun club à Orléans et de l'écoute, toujours religieuse de Wilweed de jeffrey Lee Pierce qui reste pour moi un des plus bel albul rock déjanté de toute mon histoire musicale et je vraiment très contant d'apprendre qu'il enfin réedité .
Laurent
Rédigé par: laurent | le 22 décembre 2006 à 15:31
Merci pour cet In Memoriam qui fait chaud au coeur et qui ravive tant de souvenirs exceptionnels.
Du premier concert au Palace avec le line-up original à l'incindiaire tournée 83, ses covers plus qu'inattendues pour le fan de base mais pas pour qui a eu la chance de fréquenter JEFFREY LEE PIERCE longuement à de multiples reprises.
De la version free du "Strange fruit" de Billie Holliday - c'est l'unique morceau dont elle prétendait etre l'auteur, à tort - qui ouvrait les sets à "The Master plan" de Pharoa Sanders en passant par "Sex Bomb" de Flipper - dont on peut considérer "Death Party" comme une séquelle - par "Heebie Jeebies" - Little Richard ? - un "Run through The Jungle" plus swamp que l'original ( Creedence: le groupe qui m'a fait découvrir le rock à 10 ans, en 70 et piquer leurs singles mais c'est une autre histoire) pour finir par l'habité et magnigifique reprise du "My Man's Gone Now" de Georges Gershwin.
Je trouve que la réédition de Death Party, avec le meme groupe que sur la tournée et le bonus live Radio Geneva March 83, avec les reprises citées est un bon témoignage de cette période que je considère comme une des meilleures pour le GUN CLUB en tant que groupe.
Et quel groupe ! Je crois que ça n'a jamais été souligné.
Du batteur Dee Pop, créateur des injustement méconnus Bush Tetras, new-yorkais no-wave qui s'est reformé et viens en Europe ce printemps. Apparament anonyme, des millions l'ont en fait entendu sur le tube ********** ***** de *** **** qui se trouvait à New-York lors de l'enregistrement du maxi. Comme on dit "pour des raisons de santé" leur batteur n'était pas en mesure d'assurer l'enregistrement. En échange l'un des membres de ce fameux groupe renvoya l'ascenseur. Là en dire plus rendrait vraiment trop facile l'identification du groupe. Parmis ses autres faits d'arme de batteur, un autre enregistrement derrière Futura 2000 pionner rap. La rumeur voudrait aussi que ce soit lui qui souffla le titre "Eat My Fuck" pour le fanzine, éphémère( 1 seul numéro ), du fan-club français.
François Matté, alors boss de New Rose, fut le premier impressionné a attiré notre attentionsur son jeu, ce fameux et rare "rebond".
Ensuite Jim Duckworth, qui avait fait ses classes au coté d'Alex Chilton et de Tav Falco & The Panther Burns - 1er album, période Bourgeois Blues éthylique -
ce qui ne laissait présager en rien de ce qu'il était capable lorsqu'on en lui laissé le loisir.
La encore, personne n'a jamais souligné son importance. C'est grace à son jeu complet, polyvalant et assez incroyable que JEFFREY a pu se consacrer tolalement à sa voix à la composition et accessoirement au piano.
S'il a pu aussi donner forme à ses visions musicales et s'attaquer à ces reprises si diverses si uniques si personnelles c'est à se line-up qu'on le doit.
Et cette tournée, que de concerts devastateurs, de souvenirs impérissables.
Comme toi Laurent j'étais au concert d'Orléans et avec Paris, Bourges ( 1ère partie de U2 !!! ) c'était parmi les meilleures dates.
Mais Dijon fut sans conteste le set le plus halluciné et hallucinant.
Un espèce batard entre le gymnase et salle des fetes, contre-temps, attente ingestion de diverses substances dont des downers laissaient présager le pire, ce fut le meilleur.
Pour en finir avec cette tournée ( mondiale ) c'est biensur sur la route que furent composés les morceaux de Death Party et en partie de The Las Vegas Story.
"The House on Highland Ave" tire son inspiration d'un livre sur les serial-killers que Jeffrey lisait.
"Come back Jim" tire son inspiration de la vie du groupe et , révélation, "The Lie" de problèmes de coeur comme on dit.
Pour terminer, je me souviens avoir lu il ya quelques temps déjà qu'il existait des milliers de mètres de pellicule de JEFFREY LEE PIERCE.
Je ne me rappelle malheureusement pas de façon certaine du réalisateur mais il me semble que ce soit patrick Grandperret (le culte "Mona & Moi", "Meurtrières" l'an passé...).
Si quelqu'un en sait plus à ce sujet je suis preneur de toute info, tout contact à ce sujet. en raison de l'existence d'un projet de réalisation d'un essai cinématographique mélant différentes sources d'images.
Sinon existe-t-il des biographies ?
Merci d'avance
Eric
Rédigé par: Eric | le 06 avril 2007 à 22:28
un peu de pub pour le documentaire de kurt voss, sorti en dvd le 1er mars dernier :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=35329820
http://www.ghostonthehighway.com/index.html
jlp for ever,
danila
Rédigé par: danila | le 13 mars 2008 à 10:47
Désolé mais dès que je tombe sur un fan du gun club , je lui donne le lien vers mon blog :
http://next.musicblog.fr/279569/Pourquoi-il-faut-redecouvrir-Gun-Club/
Rédigé par: daniel | le 17 mai 2008 à 13:22
Je suis un peu plus ancien puisque ma période découverte du rock est fin sixties début seventies mais le meilleur concert de rock que j'ai jamais vu et ouï est sans conteste celui du Gun Club au Bataclan en Avril (?) 1982. Génial. peut-être 50 personnes dans la salle. Avec à la basse la belle Patricia Morrison.
Rédigé par: Lionel | le 21 mai 2008 à 16:56