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15 mai 2007

Balle au centre !

Dfaite Après avoir écrit entre les deux tours que Sarkozy allait perdre l'élection présidentielle, et poussé le culot jusqu'à publier mon article sur Agoravox, ce qui m'a valu plus de deux-cent cinquante commentaires et de nombreux sarcasmes, on et off-the-record, je pensais devoir me faire discret pendant quelques temps, adopter un profil bas, faire pénitence et m'abstenir de la moindre analyse politique, à défaut de pouvoir prétendre avant longtemps à une quelconque crédibilité.

Mais quel retournement de situation, mes chers amis ! Certes, Sarkozy a bel et bien remporté l'élection présidentielle et fait mentir ma prédiction aventureuse, mais les sarkozystes, eux, sont de toute évidence en train de la perdre, cette élection, bien après la bataille, et après avoir ostentatoirement étalé leur jubilation place de la Concorde, au soir de leur victoire du deuxième tour, dans une remake des émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier.

Car depuis qu'il est élu, Nicolas Sarkozy n'a de cesse de faire des oeillades sur sa gauche, au centre et même à la gauche du centre. Cette droite "décomplexée" qu'il disait incarner, et qu'il a caricaturalement droitisée pendant la campagne, elle semble bien déconfite aujourd'hui, à l'heure où son mentor ne trouve rien de mieux à faire que d'appeler des Kouchner ou des Védrines aux commandes pour conduire la politique de la France.

Mais que demande le peuple !? Je vous dis un grand merci, monsieur le président Sarkozy, de me donner ainsi l'occasion de jubiler à mon tour, devant la trombine que tirent ces derniers jours Devedjian et consorts. Eh bien mon vieux, qu'est-ce qu'on rit jaune chez vos fidèles tout d'un coup ! Et certains d'entre eux de rappeler, comme si ce n'était plus une évidence, que l'ouverture que vous menez doit s'étendre, aux delà des frontières, jusqu'aux sarkozystes eux-mêmes.

Quoiqu'il en soit la manoeuvre du nouveau président ne trompe personne. Il s'agit bel et bien de tuer dans l'oeuf ce nouveau mouvement démocratique lancé par Bayrou, dont il applique presque à la lettre la stratégie d'union et de rassemblement au delà des clivages politiques, à la surprise générale.

C'est bien qu'il reconnait, malgré tous les accents droitiers de sa campagne, que la France de demain ne pourra être gouvernée qu'avec une large majorité au centre. Et même d'extrême-centre, s'il vous plait, capable de regrouper des libertaires, des écolos, des libéraux, des démocrates, des radicaux, des inconoclastes de droite et de gauche, et j'en passe.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul à reconnaître cette tendance de fond et à essayer de faire barrage à Bayrou, sur lequel on essaie de faire également l'impasse au PS, l'air de rien, comme s'il n'avait jamais existé ni pesé plus de 18 % des voix au premier tour, c'est à dire autant que Chirac en 2002.

Un PS qui passe désormais par pertes et profits ses anciens alliés de la gauche anti-libérale et veut incarner lui aussi cet extrême-centre éclairé dont il n'avait jamais voulu jusque-là reconnaitre l'existence ou la pertinence. Sauf que dans ce rôle, le PS, qui comptera bientôt autant de divisions internes que de membres, n'est pas crédible un seul instant.

En définitive, je me demande sérieusement aujourd'hui si le véritable vainqueur de l'élection présidentielle, au moins sur un plan symbolique, n'est pas François Bayrou, dans l'assiette de qui tout le monde vient manger désormais. Chacun campe soudain sur les positions qui furent les siennes pendant la campagne et de ce point de vue, la refondation politique qu'il appelait de ses voeux semble bel et bien à l'oeuvre.

De là à prédire que le MoDem (dont je suis déjà un pré-adhérent, ne vous déplaise) pourrait créer la surprise aux législatives, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas... cette fois-ci.

PS : à lire également, un excellent article de Voltaire, sur Agoravox, à propos du succès du Mouvement démocrate

09 mai 2007

Sarkozy candidat à la pipolisation

YachtCi-contre l'image de la véritable consécration que visait Sarkozy en se faisant élire à la présidence de la République : se faire inviter sur son yacht par un milliardaire.

La République jet-set, faut dire que ça en jette ! Un petit côté parvenu, quand même...

Mink Deville - Cadillac Walk

07 mai 2007

Faites des gosses !

Retraites Ben voilà, j'avais pas prévu de revenir si vite pour vous livrer une nouvelle tirade, mais depuis que j'ai trouvé la source de ce sondage IFOP sur les intentions de vote du second tour dont je bassine mon entourage depuis deux ou trois jours, je ne résiste pas à la tentation de vous la livrer.

Il donnait Ségolène Royal gagnante dans toutes les tranches d'âges sauf chez les plus de 65 ans, favorables à Sarkozy pour 75 % d'entre eux, ce qui suffisait à renverser la tendance.

A prendre avec des pincettes cependant. Je vous renvoie aux commentaires que sa publication a suscités sur le Big Bang Blog de Daniel Scheidermann, commentaires dont je ne partage pas toujours les relans anti-vieux.

Un autre sondage IFOP réalisé dimanche dernier sur le vote du second tour nuance d'ailleurs ses résultats. Mais il indique quand même que les 60-69 ans ont voté à 61 % pour Sarkozy et les 70 ans et plus à 68 %. A noter également que les 24-35 ans déclarent avoir voté à 57 % pour Sarkozy (les Lemeur's boys and girls ?).

Passons sur cette jaunisse de la génération Mitterrand, pour qui la seule alternance oedipienne qui vaille se situe probablement à droite. Un chose est sûre, l'évolution de la pyramide des âges, dans un pays vieillissant comme le nôtre, risque d'avoir de plus en plus d'influence sur le résultat des élections.

En ce lendemain de second tour, je ne vois qu'une solution. Tous au plumard pour un grand élan de procréation ! Si nous voulons un jour battre la droite les retraités aux élections, nous devons absolument rajeunir le pays.

Une demi France virgule trois en pleine poire

Gueuledebois Coucou, ben oui, je suis encore vivant, la preuve que frôler le ridicule ne tue pas. J'avais pourtant bien lu Le Pendule de Foulcault, qui traite des dangers de l'interprétation. Et Dieu sait que je suis rodé, depuis vingt ans, aux arcanes de l'interprétation.

D'ailleurs mon tarot de Marseille m'avait bien dit qu'il gagnerait, le mètre soixante de la droite (je sais, c'est d'un très mauvais esprit), bien avant les sondages de sortie des urnes péchés dès le milieu de l'après-midi sur Internet.

Mais je n'écoute jamais mon tarot quand ce qu'il me dit m'exaspère.

Revenons aux choses sérieuses. Contre toutes (mes) attentes et mes illusions, Sarkozy est élu. Et je ne me plierai pas en quatre pour dire que je suis bien heureux pour ceux qui en sont heureux. Grand bien leur fasse. Je me flatte d'être beau joueur, un héritage de mon enfance rugbistique, certainement.

Dès lors, quoi donc ? Eh bien nous voilà avec sur les bras une gauche largement déconfite, qui ne doit sa défaite qu'à elle-même. Qui nous dira le contraire ? Je ne crois pas un instant que les législatives puissent renverser la tendance. Certes, nous veillerons à ce que le nouveau président ne bénéficie pas d'une majorité absolue au Parlement. Donner le pouvoir à Sarkozy est une chose, lui donner tous les pouvoirs en est une autre.

Pour tout vous dire, j'ai eu des gueules de bois bien plus carabinées. Même si je frôle quand même l'indigestion politique. A l'heure qu'il est, je prends bien plus ombrage du fait que le soleil nous a quittés depuis une vingtaine de jours au sud de la Loire, et qu'on patauge encore aujourd'hui dans une grisaille persistante. On voulait de l'eau, on a eu de l'eau, mais faut quand même pas exagérer.

Comme je le confiais ce matin à une connaissance, l'élection de Sarkozy ne va pas transformer ma vie au quotidien du jour au lendemain. Il y a longtemps que je me lève tôt le matin (même si je me couche tard le soir), que je travaille plus (quand je le peux) pour gagner plus - bien plus de 35 heures par semaine quoiqu'il en soit -, que j'occupe un emploi précaire (freelance) exigeant une grande flexibilité, et que j'ignore à quoi ressemble, de près ou de loin, la moindre heure de RTT. J'ai même travaillé tout dimanche, c'est dire...

Mais tout cela est un choix assumé, un parti pris d'indépendance que j'ai parfois payé très cher, la preuve que tout se paie dans la vie, surtout l'indépendance. Et au moins de ce point de vue, ne dois-je rien à Sarkozy.

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

04 mai 2007

Gérard Miller psychanalyse le discours de Sarkozy

03 mai 2007

Débat Sarko-Royal : mes impressions

Sarkoroyal_3 « Madame », « madame », « madame »... Combien de fois le vilain petit écolier dissipé Nicolas Sarkozy s'est-il amendé en déférences respectueuses envers l'autoritaire maîtresse d'école Ségolène Royal au cours du débat d'hier soir ?

Au-delà, Nicolas Sarkozy s'est contenté de faire du "copier-coller" de ses discours antérieurs tout au long de la discussion, presque à la virgule près. Quand Ségolène Royal régurgitait de travers de trop nombreuses phrases apprises par coeur.

Telle une amazone, elle enfourcha rudement son canasson dès que l'occasion lui fut donnée, pour s'offusquer de l'« immoralité politique » de son contradicteur, sur la question de l'accueil des handicapés à l'école. Episode très surjoué et d'autant moins convaincant, de mon point de vue.

Les partisans de Ségolène l'ont trouvée combative voire « combattante » (Libé), ceux de Nicolas l'ont trouvé serein. S'il s'était agi d'un oral du BAC que j'aurais eu à noter, j'aurais mieux évalué la prestation du second. En tout cas sur la forme.

Sur le fond, Nicolas Sarkozy a trop tendance à essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et à confondre « précision » et « simplification », ce que je juge très dangereux. Sur bien des points, Ségolène Royal laisse le débat ouvert, se repose sur la négociation entre les partenaires sociaux, et c'est tant mieux.

Pour autant, Nicolas Sarkozy habite son discours, il l'incarne, ce qui n'est pas le cas de Ségolène Royal, qui est encore un peu trop désincarnée, en représentation, et éprouve quelques difficultés à se montrer moins rigide, probablement parce qu'elle doute encore qu'on lui accorde la crédibilité à laquelle elle prétend. Plus de naturel et de spontanéité eurent mieux payé.

Pourtant, son refus de la simplification, sur les questions économiques et sociales, sur les questions énergétiques, sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, est tout à son honneur. Ségolène Royal n'a pas peur d'embrasser la complexité du monde d'aujourd'hui.

Et si elle est élue présidente (ce que je crois, et je voterai dans ce sens), son exercice du pouvoir sera beaucoup plus démocratique, concerté, partagé avec tous les Français, j'en suis intimement convaincu.

De ce point de vue, je regrette qu'elle ait botté en touche sur la première question, qui concernait la réforme des institutions. Ce sujet (avec l'Europe et la politique internationale) est un peu passé à la trappe.

Et c'est bien dommage. Car ce sont trois des principaux enjeux de la prochaîne présidence, avec l'environnement (problématique à la fois européenne et mondiale) et la réduction des inégalités et de la pauvreté dans le monde.

Cette présidence doit s'inscrire dans la mondialisation. Comment réguler le phénomène ? Comment mettre un terme à ses dérives, qui sont surtout le fait d'un déficit politique et démocratique à l'échelle planétaire et d'une mainmise de la finance internationale sur le destin économique du monde ?

Dimanche prochain, il faudra choisir entre deux options très claires.

Première option : la mise aux normes libérales de la France préconisée par Sarkozy, qui est déjà à l'oeuvre depuis de nombreuses années, peut certes se révéler globalement efficace d'un point vue strictement économique mais n'en est pas moins profondément injuste dans ses effets.

Deuxième option : la mise en oeuvre d'une démocratie sociale rénovée, modernisée, à l'européenne, économiquement décomplexée, ce qui est le propos de Ségolène Royal.

La première de ces deux options, si c'est celle que les Français retiennent, nous fera régresser vers le modèle de société autoritaire et paternaliste qui avait cours avant les métamorphoses sociales des XIXième et XXième siècle, entre patronnage condescendant et précarité sociale aigüe.

La deuxième nous propulsera au coeur des enjeux du XXIième siècle et de la modernité. Inutile de vous dire que mon choix est déjà fait.

30 avril 2007

Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il en train de perdre l'élection présidentielle ?

Citoyen Nicolas Sarkozy est en train de perdre l'élection présidentielle, c'est ma conviction profonde. Son paquebot de campagne, tel le Titanic, vient de heurter un iceberg et de s'abîmer en mer. Le naufrage final n'est plus qu'une question de jours.

Contre toute attente, et avec un certain brio politique, Ségolène Royal et François Bayrou sont en passe de faire la démonstration qu'il est possible de réunir une large majorité au centre dans notre pays, une nouvelle majorité porteuse d'une véritable refondation démocratique de nos institutions, et d'un nouveau projet politique à même de propulser la France au coeur de la modernité et du XXIième siècle, en en faisant profiter tous les Français.

C'est une révolution douce (orange ?) qui s'annonce, un grand soir électoral qui se prépare ! Le 6 mai 2007 fera date dans l'histoire de nos institutions.

La face immergée de l'iceberg sur lequel vient de se planter Sarkozy, cet improbable rapprochement tectonique entre la gauche et le centre, qui englobe beaucoup plus de sensibilités et de tendances politiques que ses lieutenants ne veulent bien le reconnaître (Verts et trotskystes, libéraux et anti-libéraux, libertaires et démocrates-chrétiens, radicaux et réformistes, prêts à dénouer l'écheveau de leurs liens partisans et à renouer le dialogue), augure d'un nouveau souffle, d'un véritable changement dans notre pays, d'une véritable libération de la vie politique française.

Il faut se sentir propulsé par une telle vague pour afficher la gaîté, la sérénité, la confiance et la décontraction qui sont celles de Ségolène Royal aujourd'hui, à la veille du débat du second tour, et qui sont aussi celles de François Bayrou : deux larrons en foire qui viennent de jouer un tour pendable à un candidat de droite arc-bouté sur sa propriété foncière : un score record de 30 % au premier tour, essai dont la transformation en victoire finale s'avère pourtant de plus en plus improbable de jour en jour.

Nicolas Sarkozy sera le premier candidat de la droite française à enregistrer un aussi haut score au premier tour de l'élection présidentielle sans toutefois parvenir à se faire élire au second tour.

Tsunami politique

La France de Sarkozy prend l'eau de toute part. Ses lieutenants politiques font soudain preuve de la même nervosité que lui, ils adoptent les mêmes tics, s'égarent soudain dans le mensonge et s'enferment dans la dénégation, pataugent de plus en plus dans le bilan désastreux des douze années de prébande et de clientélisme politiques qui s'achèvent, cachent de plus en plus mal leur désarroi face à la révélation qui les frappe : ils n'ont jamais été aussi prêts d'atteindre leur objectif, mais ils sont pourtant bel et bien en train de perdre cette élection présidentielle.

La cohorte de VIP qui s'est pressée à Bercy dimanche dernier, au dernier congrès du candidat Sarkozy, ne changera rien à l'affaire. Une belle brochette de has been, de nostalgiques des années fric, de oldies de la représentation française, qui affichent un sarkozysme faussement décompléxé, toute honte bue d'avoir renoncé aux belles idées de gauche qui furent les leurs à une certaine époque, pour la plupart d'entre eux.

L'erreur fondamentale de Sarkozy est d'avoir pris la majorité des Français pour des boeufs qu'on peut faire marcher à la baguette. D'avoir imaginé pouvoir confisquer tous les pouvoirs et pouvoir imposer ensuite d'en haut, sans que plus aucune discussion ou concertation ne soit possible, un programme fait de bric et de broc, mi-libéral, mi-interventioniste, mi -européen, mi-nationaliste, mi-autoritaire mi-paternaliste, fortement marqué par une absence totale de vision à long terme, et par le souci de préserver un certain nombre d'intérêts particuliers supposés incarner l'intérêt général.

Sarkozy ne s'embarasse pas de la complexité du monde. Le mouvement de fond démocratique qui va le balayer le 6 mai prochain, au contraire, embrasse cette complexité. Cette vague de fond qui se lève, ce tsunami politique qui se prépare, promet de redonner des couleurs vives à la France, et à l'Europe toute entière.

La France s'apprête à élire une femme présidente, à rénover profondément sa vie politique, à abattre tous les murs qui empêchent la société française de respirer et de s'épanouir. Cette France du 6 mai 2007 aura beaucoup plus de chances de se faire entendre dans le concert des nations, parce qu'elle sera portée par de nouvelles forces démocratiques et de nouvelles valeurs, par cette nouvelle modernité politique dont le XXIième siècle sera le précurseur.

C'est une France des Lumières qui est en train de renaître. Alors, vive le XXIième siècle ! Vive la France ! Vive la République ! Vive sa future présidente !

06 avril 2007

La rhétorique de Sarkozy décryptée

Excellente opération de décryptage de la réthorique sarkozienne depuis le début de la campagne.

Les autres épisodes : Partie 2 - Partie 3 - Partie 4

Mon commentaire : D'abord, plus le premier tour approche, plus Sarkozy force le trait, plus il se caricature lui-même, et plus cette caricature se rapproche de la figure présidentielle qu'il promet d'incarner. Je ne crains pas de dire, comme le prêtre interviewé dans la première partie du documentaire, que son discours a des relans de néo-pétainisme. Je le pense même très sincèrement.

Quand j'entends Sarkozy dire : "si vous n'aimez pas la France, quittez-là" ou "si vous ne voulez pas subir ses lois, quittez la France" - c'est ce que font d'ailleurs un certain nombre de contribuables parmi lesquels on compte peu de chômeurs ou de RMistes -, je n'entends qu'une chose : "si vous ne m'aimez pas, quittez la France".

M. Sarkozy n'a pas le monopole de la France, et jusqu'à preuve du contraire, il n'incarne pas la France à lui tout seul, pas plus que vous et moi. Non, je n'aime pas la France dont Sarkozy grossit le trait dans ses discours, et pour autant, je n'ai aucune intention de quitter la France.

J'aime la République, j'aime le travail, j'aime l'esprit d'entreprise, mais j'aime aussi l'esprit de solidarité, d'entraide, de partage et je pense que la France qui incarne cet esprit-là, M. Sarkozy ne l'aime pas. Alors qu'il l'a quitte ? Je n'irai pas jusque là. Dans la France que j'aime, il y a aussi une place pour le citoyen Sarkozy.

Je ne suis pas sûr, en revanche, qu'il y ait une place pour tous les Français dans la France de Sarkozy. Je suis même convaincu du contraire.

05 avril 2007

VIième République : petite explication de texte en vidéo

Fervent partisan, aux côtés d'Arnaud Montebourg, de la VIe République, Bastien François, professeur de Sciences politiques à la Sorbonne, juge pour Marianne2007.info les propositions institutionnelles des candidats.

Mon commentaire : D'accord pour considérer, avec le peu d'éléments dont je dispose dans ma petite tête sur le sujet, que Sarko c'est la Vième en pire. Bayrou aussi ? C'est possible. Il y a une certaine contradiction entre cette volonté d'ouverture, de participation, de démocratie plus directe qu'il véhicule et la volonté de toute puissance qu'on lui prête.

Cette semaine je ne suis convaincu par personne. Plus le premier tour se rapproche, plus la confusion s'installe. C'est qu'aucun candidat, tous noyés qu'ils sont depuis des semaines dans leur réthorique de campagne, n'a su faire émerger une vraie vision et un vrai projet pour la France.

Sur la question de la réforme institutionnelle que nous sommes nombreux à appeler de nos voeux, Ségolène Royal ne me convainc pas plus que Bayrou. Exiger d'un président ou d'un gouvernement qu'il quitte le pouvoir à l'issue d'un référendum qui désavouerait telle ou telle de ses propositions, c'est le meilleur moyen de ne jamais avoir de référendum du tout, sur quelque sujet que ce soit, par crainte du désaveu qui pourrait en résulter. Ce serait également un moyen d'introduire une bonne dose d'instabilité dans le gouvernement de la France.

Donc, pas très convaincants les zozos favoris du premier tour sur cette question. C'est pas à eux que je vais laisser le soin de réécrire la Constitution française ! Et d'ailleurs, comme l'ont rappelé les tenants du non au TCE, dont je n'étais pas mais sur ce point je suis d'accord avec eux : qui dit Constitution dit assemblée constituante.

En clair, c'est aux Français de réécrire la nouvelle Constitution eux-mêmes, ou pour le moins d'être invités à débattre de la manière de la réécrire. Comme si on était déjà dans la VIième République, en quelque sorte...

28 mars 2007

Identité nationale

Terrasson3

« Au delà du chant guerrier, une composition toute en nuances », estime Jacky Terrasson, l'un des rares pianistes de jazz français à faire carrière aux Etats-Unis.

27 mars 2007

Fosse « sceptique »

Pirate_drapo_big Alors quoi, tu dors ? Pas même conscient qu'on a un gros problème d'identité nationale ? Ah, t'es chômeur ? T'as plus de quoi payer ton loyer tous les mois ? T'as du mal à joindre les deux bouts et à nourrir tes gosses ? C'est pas ça qui te préoccupe en priorité le matin au lever ? Enfin, quand même, t'es bien conscient que tout ça c'est la faute des immigrés !?

Tous ces sans papiers qui viennent squatter nos écoles, nos immeubles, nos quartiers, nos prestations sociales... C'est même eux qui creusent le trou de la sécu, t'as qu'à voir. A cause d'eux, les patrons y peuvent plus t'embaucher ni même te payer correctement quand tu travailles. A cause d'eux les rentiers et les capitalistes y s'en mettent plein les poches et toi t'as qu'à crever la gueule ouverte. A cause d'eux les entreprises françaises délocalisent à tour de bras.

Et même quand y immigrent pas chez nous y nous font chier. T'as qu'à voir tous ces chinois qui fabriquent des chemises à deux balles que Carrefour y vend dans ses supermarchés. C'est pour ça que t'as été licencié ! Non mais sans déconner, faut réagir mon vieux ! La France elle y perd son identité ! Et tous ces polygames qui excisent leurs filles, tuent leurs moutons dans les baignoires de nos HLM et élèvent des batteries de gosses pour toucher nos allocs...

T'as quà voir Mamadou... Attends, je l'aime bien Madamou, j'suis pas raciste, t'as vu ? J'ai plein de copains étrangers dans le quartier. D'ailleurs sa meuf elle me plait bien à Mamadou, pourtant elle est noire, t'as vu ? T'as déjà tiré une noire ? Mais avec ses huit gosses il a même pas besoin de travailler. Ca c'est pas juste ! Il est Français ? J'avais même pas tilté. Tu vois qu'on a un gros problème d'identité !

En plus il va à la mosquée ! Que de la graîne de terroriste ces étrangers ! Ouais, je sais, Mamadou est Français, mais il est quand même un peu étranger, non ? Clovis il avait pas la même couleur de peau, t'es d'accord... Qui c'est Clovis ? C'est lui qu'a inventé la France, avec Jésus et Charlemagne. Napoléon aussi ? Ben y devaient être pôtes, t'as vu ? Ils habitaient la même cité. Mais eux au moins ils étaient bl... enfin, quoi, ils étaient Français. C'est ça l'identité nationale. Libreté, éganité, franertité.

22 mars 2007

Scénarios du second tour

Gargouille_02_le_penseur Réservons tout ce qui relève de la stratégie électorale aux candidats à l'élection présidentielle et préoccupons-nous plutôt, en tant qu'électeurs, de stratégie "électrice".

La campagne du premier tour masque d'un véritable écran de fumée l'enjeu de cette élection qui est tout simplement de désigner en trois temps (premier tour, deuxième tour, législatives) et non pas en un seul, ceux que nous souhaitons voir gouverner la France au cours des cinq ans à venir.

Pour ma part, entre perméabilité au discours de Bayrou et souci de laisser à la gauche une chance de rompre avec ses archaïsmes et de se moderniser, possibilité qu'incarne à mon avis Ségolène Royal, je reste pour l'instant dans une totale indécision, au demeurant parfaitement assumée, pour ce qui est du choix du bulletin que je glisserai dans l'urne au premier tour.

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16 mars 2007

Présidentielle : petit retour au bercail de la gauche

Sgo Retour au bercail de la gauche, après le passage de Ségolène Royal dans l'émission "A vous de juger" sur France 2, d'un libéral-libertaire tenté par le vote Bayrou.

D'un côté, il y a cette tradition libertaire qui m'a permis de me construire politiquement, en tant que citoyen, qui me rapproche de la sensibilité d'un Daniel Cohn Bendit ou d'un José Bové, dont le discours « agricole » me touche d'autant plus que je suis issu d'une lignée de paysans et que je connais un peu l'histoire de la terre.

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15 mars 2007

Vous prendrez bien un peu de bon sens paysan... et libertaire ?

13 mars 2007

Résistance ? Je veux bien écrire ton nom...

Rsistance_1 Il faut que je fasse gaffe parce ce que je vais être à la limite de l'outing de la première à la dernière ligne.

Je peux garder une distance d'observateur, considérer objectivement, par exemple, que le PS incarne toujours une gauche fastidieuse, un peu lourdingue, bourrée de préjugés et pleine de contradictions... pour tout dire un peu vieillotte.

Que l'UMP se range derrière un père Fouettard de la nation que je vois bien exploser en plein vol (dès le premier tour ?) avec son darwinisme politique.

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07 mars 2007

Entre gauche bien-pensante et droite imbue d'elle-même

Coq2 C’est une colère sourde qui m’anime aujourd’hui et la colère n’est pas bonne conseillère. Mais dites-moi, d’où pense cette gauche bien pensante qui pense que tous ceux qui ne pensent pas comme elle et ne se rangent pas comme un seul homme derrière Ségolène Royal dès le premier tour sont soit des ânes de droite, soit des ânes tout court… parce que des ânes de gauche, ce serait antinomique, n’est-ce pas ?

Est-ce que Guy Bedos, réclamant l’institution d’un permis de voter, comme il existe un permis de chasse et un permis de conduire, parce qu’il y a trop de cons qui votent, croit servir les idées de gauche ? Si ce n’est pas un âne, alors à quoi joue-t-il ? Au mulet ?

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27 février 2007

Bien vu l'aveugle ! Je me radicalise...

Si je m'essayais à l'exercice du liveblogging popularisé par Versac mais en différé, sur la dernière de "J'ai une question à vous poser" hier soir sur TF1, je devrais confesser que le whisky que j'ai bu n'était pas bouchonné et que je suis resté cantonné une bonne partie de la soirée dans la cuisine, à discuter avec un jeune électeur du FN plutôt que d'écouter Bayrou.

Bov Bien sûr, je me suis rattrapé ce matin : j'ai visionné l'intégrale de "Bayrou face aux Français" sur le site de TF1, lu les commentaires de quelques blogueurs, parcouru les articles de presse, etc. Je reste néanmoins sur mes impressions d'hier. Sur la bonne surprise, en particulier, qu'ont constitué les prestations de Bové et de Laguillier. Car après avoir plongé au plus profond des motivations de mon jeune compagnon de boisson frontiste, j'ai quand même pu suivre la fin de l'émission.

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20 février 2007

Je fais des efforts avec Sego mais j'y arrive pas

Sgo2_1 Je fais des efforts avec Sego mais j'y arrive pas, son "gagnant-gagnant" me donne des boutons (une ritournelle du temps de la bulle). Deux balises pour l'électeur que je suis : le pacte écolo de Hulot et les entretiens avec Stiglitz sur la mondialisation (DVD de Challenge, mon ultra-recommandation du moment). Aucun candidat n'est à la hauteur des enjeux soulevés par ces deux troublions.

Sego ne parle plus seulement de social mais aussi d'économie (de marché), à la bonne heure ! Elle commence à faire la distinction entre spéculation et investissement, à la bonne heure ! Elle met les pieds dans le plat sur les effets pervers de la PAC, à la bonne heure ! Elle dénonce les mesures unilatérales (baisse des charges pour toutes les entreprises, 35h pour toutes les entreprises, etc.), à la bonne heure !

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01 février 2007

Campagne présidentielle : remettons les pendules à zéro

Brunocanedida Je sais, je me fais très rare, pour ce qui est d'écrire sur ce blog et de caresser les politiques à rebrousse-poil comme je me suis promis de le faire pendant cette campagne. En réalité, la campagne n'a pas vraiment commencé dans mon esprit. On sait désormais, globalement, quelles sont les forces en présence et qui est sur la ligne de départ (à une exception près, Craquou le Chirac), dans quelle position, avec quels alliés, etc. Le champ de bataille est peu ou prou délimité. Il ne manque plus que la bataille électorale s'engage vraiment et surtout, que le débat s'ouvre.

Je décroche donc un petit peu depuis quelques semaines du radotage de candidats qui se vendent surtout comme des présidentiables, et j'attends qu'ils commencent enfin à se vendre comme guides potentiels et providentiels DES peuples et DES nations, certes avec un programme, mais surtout une vision, qui nous éclaire. Si c'est pour rester dans l'obscurité jusqu'à l'isoloir, je ne suis pas sûr d'être fortement motivé à voter, et encore moins à voter utile.

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26 décembre 2006

En 2007, tu vas mourir de rire...

Rire Dernières nouvelles du front politique. L'automne printanier de la gauche antilibérale n'a pas survécu aux prémices de l'hiver. Le PC n'est toujours pas convaincu que le ridicule tue. Sarko musèle de plus en plus toutes les voix discordantes au sein de l'UMP. Un grand flou artistique continue de régner au PS. Le champ politique est envahi d'épouvantails climatiques. Bayrou continue de broyer du vide. J'ai signé la charte d'Hulot à reculons. Je vis un véritable désenchantement politique.

Il faut dire que je le cherche un peu. Je sors de la lecture de La Russie selon Poutine (d'Anna Politkovskaia), qui n'a rien à envier à Une saga moscovite (de Vassili Axionov). Pas vraiment recommandé pour le moral quand on a à peine digéré Une brève histoire de l'avenir (de Jacques Attali), surtout que je me suis plongé illico, après un rapide détour par Bruits (essai du même Jacques Attali sur la musique), dans une lecture des trois "critiques" de Kant (par Luc Ferry). Vous allez croire que je suis maso ! Arrosez le tout avec Trois leçons sur la société post-industrielle (de Daniel Cohen), et vous obtiendrez un cocktail qui vaut tous les traités pratiques sur le suicide.

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07 décembre 2006

Simple impression

Cerisier Quel automne printanier ! Le plus doux depuis au moins cinq cent ans ! Ici Toulouse, c'est le réchauffement, on a franchi plusieurs fois vingt degrés en novembre, mon cerisier n'a pas encore perdu sa dernière feuille qu'il bourgeonne, mes lauriers font des pousses, un arbuste hiverne au nord et fait des fleurs au sud, la nature déraille sous nos yeux, ça fait drôle.

20 novembre 2006

PS : ce sera donc Ségolène

Sgo2 Marie-Laure, qui est venue grossir le nombre des adhérents du PS par Internet avant le 1er mai dernier, s'est lontemps interrogée, jusqu'à poser la question à un groupe d'amis, dont j'étais, lors d'une soirée un peu arrosée, à une semaine du vote : Dominique ou Ségolène ? La réponse est tombée, sans appel : Dominique ! A une large majorité. Mais Marie-Laure ne nous a pas écoutés.

Je n'avais pas grande légitimité à me prononcer. Je ne suis pas adhérent du PS et je ne vote jamais pour une grande formation politique au premier tour, parce que c'est justement l'occasion de faire dans la nuance, et que j'aime bien la nuance. Ce soir là, j'ai malgré tout donné ma voix à Dominique, que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer en tant que journaliste et que je trouve brillantissime sur bien des sujets, même si comme dit un de mes amis : « on peut se demander ce qu'il a de vraiment socialiste. »

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23 septembre 2006

Y a-t-il un vrai libéral dans la salle ?

Je crois qu'on ne fera pas l'impasse, dans cette campagne présidentielle, sur la définition de ce qu'est vraiment le libéralisme, ou plutôt sur le sens que donnent à ce terme libéraux de tous acabits et anti-libéraux. Le journaliste et essayiste Thierry Crouzet, qui se réclame d'un nouveau libéralisme politique, mixant démocratie en réseau et organisation horizontale de la société, classe le « libéral » parmi ses ennemis politiques. C'est à n'y rien comprendre. Mais y a-t-il seulement un vrai libéral dans la salle ?

Sur son blog politique, Thierry Crouzet, un exégète du « peuple des connecteurs » et du « cinquième pouvoir » qui est aussi une vieille connaissance, dresse la liste - et trace un portrait au vitriol - de tous ses ennemis politiques, parmi lesquels on retrouve pèle-mèle les intégristes, les conservateurs, les gauchistes, les écologistes, les capitalistes, les libéraux, les globalisateurs, les alters (« ils sont à la fois gauchistes, écologistes et globalisateurs »), les idéalistes et les « réductionnistes » (catégorie qui conviendra probablement pour classer tous ceux qui ont trop ou pas assez de conscience politique pour se retrouver dans les autres).

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20 septembre 2006

Immigration : contre une politique du pire, bornée et égoiste

J'espère de tout coeur que le débat sur l'immigration aura une autre tenue et une autre teneur, pendant la prochaine campagne présidentielle, que celles qu'il a eu jusqu'à présent. Je dis « de tout coeur » parce qu'avant de me préoccuper de quoique ce soit d'adjacent à ce thème – les problèmes de sécurité, de logement, d'emploi, etc. ; autant de contre-champs qui nous détournent du vrai problème -, c'est une question que j'aborde avec le coeur. Et toutes les solutions qui ignorent les raisons du coeur dans cette affaire me paraissent peu satisfaisantes.

L'autre ne me fait pas peur et l'idée de régulariser 100 000 ou 200 000 sans papiers en France non plus. Ce serait de mon point de vue la moindre des choses, une façon pragmatique et responsable d'assumer et de résoudre, au moins temporairement, un problème purement humain. De toute façon, la plupart de ces sans papiers restera en France, à vivre dans des conditions extrêmement précaires, pour ne pas dire indécentes, sans aucune perspective d'avenir, pas même celle de rentrer dans le circuit de l'économie légale.

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12 septembre 2006

Entre le cru Jospin 1997 et le cru Jospin 2007, quelle différence ?

Quelques titres de la presse en début de semaine, suite au passage de Lionel Jospin à l'émission « France Europe Express », dimanche soir sur France 3 : « 2007 : Jospin entretient le suspense » (Nouvel Obs) ; « Jospin se prononcera entre le 28 septembre et le 3 octobre » (Liberation) ; « Investiture socialiste: Lionel Jospin affirme ne pas avoir pris sa décision » (Associated Press), etc. Franchement, c'était vu d'avance, l'ancien premier ministre ne risquait pas d'annoncer sa candidature à l'investiture socialiste si prématurément. Si c'est tout ce que les médias ont retenu...

Quoiqu'il faille bien le reconnaître, il n' y avait pas grand chose d'autre à retenir. D'ailleurs, 48 heures après, il ne m'en reste rien. Alors, pourquoi est-ce que j'en parle ? Tout simplement à cause de ce « rien », de cette absence de flamme que j'espérais peut-être percevoir, de cette absence d'excitation que j'aurais aimé éprouver. Je ne suis pas loin de partager le sentiment de Michel Barnier, qui lui apportait la contradiction ce soir-là. Entre le Jospin de 2002 et celui de 2007, il n'y pas grande différence, rien de neuf sous le soleil  (Barnier faisait même référence au Jospin de 1997).

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