Censure : un film interdit par Bataille et Fontaine
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Daniel Carton, l?homme qui dérange les médias?
envoyé par AgoraVox
Excellente opération de décryptage de la réthorique sarkozienne depuis le début de la campagne.
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Mon commentaire : D'abord, plus le premier tour approche, plus Sarkozy force le trait, plus il se caricature lui-même, et plus cette caricature se rapproche de la figure présidentielle qu'il promet d'incarner. Je ne crains pas de dire, comme le prêtre interviewé dans la première partie du documentaire, que son discours a des relans de néo-pétainisme. Je le pense même très sincèrement.
Quand j'entends Sarkozy dire : "si vous n'aimez pas la France, quittez-là" ou "si vous ne voulez pas subir ses lois, quittez la France" - c'est ce que font d'ailleurs un certain nombre de contribuables parmi lesquels on compte peu de chômeurs ou de RMistes -, je n'entends qu'une chose : "si vous ne m'aimez pas, quittez la France".
M. Sarkozy n'a pas le monopole de la France, et jusqu'à preuve du contraire, il n'incarne pas la France à lui tout seul, pas plus que vous et moi. Non, je n'aime pas la France dont Sarkozy grossit le trait dans ses discours, et pour autant, je n'ai aucune intention de quitter la France.
J'aime la République, j'aime le travail, j'aime l'esprit d'entreprise, mais j'aime aussi l'esprit de solidarité, d'entraide, de partage et je pense que la France qui incarne cet esprit-là, M. Sarkozy ne l'aime pas. Alors qu'il l'a quitte ? Je n'irai pas jusque là. Dans la France que j'aime, il y a aussi une place pour le citoyen Sarkozy.
Je ne suis pas sûr, en revanche, qu'il y ait une place pour tous les Français dans la France de Sarkozy. Je suis même convaincu du contraire.
Fervent partisan, aux côtés d'Arnaud Montebourg, de la VIe République, Bastien François, professeur de Sciences politiques à la Sorbonne, juge pour Marianne2007.info les propositions institutionnelles des candidats.
Mon commentaire : D'accord pour considérer, avec le peu d'éléments dont je dispose dans ma petite tête sur le sujet, que Sarko c'est la Vième en pire. Bayrou aussi ? C'est possible. Il y a une certaine contradiction entre cette volonté d'ouverture, de participation, de démocratie plus directe qu'il véhicule et la volonté de toute puissance qu'on lui prête.
Cette semaine je ne suis convaincu par personne. Plus le premier tour se rapproche, plus la confusion s'installe. C'est qu'aucun candidat, tous noyés qu'ils sont depuis des semaines dans leur réthorique de campagne, n'a su faire émerger une vraie vision et un vrai projet pour la France.
Sur la question de la réforme institutionnelle que nous sommes nombreux à appeler de nos voeux, Ségolène Royal ne me convainc pas plus que Bayrou. Exiger d'un président ou d'un gouvernement qu'il quitte le pouvoir à l'issue d'un référendum qui désavouerait telle ou telle de ses propositions, c'est le meilleur moyen de ne jamais avoir de référendum du tout, sur quelque sujet que ce soit, par crainte du désaveu qui pourrait en résulter. Ce serait également un moyen d'introduire une bonne dose d'instabilité dans le gouvernement de la France.
Donc, pas très convaincants les zozos favoris du premier tour sur cette question. C'est pas à eux que je vais laisser le soin de réécrire la Constitution française ! Et d'ailleurs, comme l'ont rappelé les tenants du non au TCE, dont je n'étais pas mais sur ce point je suis d'accord avec eux : qui dit Constitution dit assemblée constituante.
En clair, c'est aux Français de réécrire la nouvelle Constitution eux-mêmes, ou pour le moins d'être invités à débattre de la manière de la réécrire. Comme si on était déjà dans la VIième République, en quelque sorte...
Je sais, je me fais très rare, pour ce qui est d'écrire sur ce blog
et de caresser les politiques à rebrousse-poil comme je me suis
promis de le faire pendant cette campagne. En réalité, la campagne n'a pas vraiment
commencé dans mon esprit. On sait désormais, globalement, quelles sont les forces en présence et qui est sur
la ligne de départ (à une exception près, Craquou le Chirac), dans
quelle position, avec quels alliés, etc. Le champ de
bataille est peu ou prou délimité. Il ne manque plus que la bataille
électorale s'engage vraiment et surtout, que le débat s'ouvre.
Je décroche donc un petit peu depuis quelques semaines du radotage de candidats qui se vendent surtout comme des présidentiables, et j'attends qu'ils commencent enfin à se vendre comme guides potentiels et providentiels DES peuples et DES nations, certes avec un programme, mais surtout une vision, qui nous éclaire. Si c'est pour rester dans l'obscurité jusqu'à l'isoloir, je ne suis pas sûr d'être fortement motivé à voter, et encore moins à voter utile.
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Aux quelques blogonautes qui viennent s'égarer ici, je suggère de s'intéresser à quelques initiatives, comme le PoliTIC'Show de Nicolas Voisin ou Latelelibre.com de John Paul Lepers, qui visent à inventer une nouvelle télévision politique, à imaginer un traitement télévisé de la campagne présidentielle différent de celui que nous concoctent les grandes chaînes de télévision.
Je me garderai bien d'opposer les uns aux autres, de distribuer bons et mauvais points ici ou là. Simplement, je trouve intéressant que se développent ce genre d'initiatives un peu décalées, dont la liberté de ton le dispute encore parfois à l'amateurisme, dont la forme se cherche encore, mais qui peut certainement donner un nouveau souffle au débat politique. J'estime louable de les soutenir (ce qui est l'objet de cette note) et souhaitable qu'elles se multiplient tout au long de cette campagne.
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