Croissance, emploi, consommation, investissement, exportations, pouvoir d'achat, finances publiques... Si l'on en croit notre ministre de l'économie Thierry Breton, tous les indicateurs de la santé de l'économie française sont au vert au premier semestre 2006. On ne peut certes contester une certaine reprise, encore faut-il la ramener à ses justes proportions.
Selon l'Insee, la dette publique de la France ne représente plus que 2,9 % du PIB (contre 3,7 % au premier semestre 2005), sa croissance progresse de 1,15 % et atteint 3,3 % sur les six premiers mois de 2006 (contre 0,2 % il y a un an sur la même période), la consommation a progressé de 3,2 % (contre 1 % l'an dernier), les exportations ont fait un bond de 10,3 % (contre un léger recul de -0,2 % en 2005), le taux de chomage recule d'un point à 9 % et le pouvoir d'achat affiche un taux de croissance de 1,7 %. Selon le ministre, « c'est le signe d'une reprise forte, solide et équilibrée. »
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